JSI est avant tout une plateforme de diffusion de témoignages concernant les violences sexuelles. Parce qu'aucune personne victime ne doit rester dans l'ombre. Ensemble, brisons les chaînes du silence! N'hésitez pas à nous envoyer votre histoire et/ou vos questions. Ici, on vous croit!

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    💛 Pensée du jour via @lesfoliespassageres :
    « Une personne qui présente visuellement des parties de son corps de son plein gré n’est pas vulgaire, agace et superficielle.
    Il faut cesser tous ces jugements de valeur qui sont basés sur des idées sexistes. Le double standard présent est extrême : les corps des hommes cis ne sont jamais policés et dégradés de la même façon que lorsqu’il s’agit des corps des femmes*. Au contraire, ils sont valorisés et célébrés, ou encore salués pour leur courage.

    On insinue donc collectivement qu’il existe deux types de nudité : celle qui est respectable et celle qui ne l’est pas.

    On juge et dévalorise les personnes qui se prennent elles-mêmes en photo pour des selfies, celles qui publient sur les réseaux sociaux. Pourquoi? Parce qu’elles ont l’air de vouloir attirer l’attention, parce que c’est supposément sexuel, parce que c’est de mauvais goût, parce que ça diminue la crédibilité, parce que c’est un mauvais exemple pour les jeunes.

    Mais savez-vous ce qui nuit en réalité aux jeunes? Le fait de présenter les corps nus comme étant synonymes de sexualité, tout en conditionnant tout le monde à faire preuve de slut shaming.
    On apprend aux personnes que leurs corps et leurs apparences indiquent combien elles valent et qui elles sont. On préfère tout cacher et tout taire en mettant de l’avant des propos oppressifs qui relient l’apparence, la nudité, la valeur et la sexualité ensemble, plutôt que d’offrir une éducation sexuelle inclusive sur les notions de consentement.

    Ce qui est profondément toxique, c’est justement de juger les autres pour ce qu’iels choisissent de faire avec leurs propres corps. C’est simplement une manière de démoniser et d’hypersexualiser la nudité. Ça crée des tabous, qui génèrent des conséquences sur la vision qu’une personne a d’elle-même et d’autrui.

    Le slut shaming est une méthode pour culpabiliser et stigmatiser les individus pour leurs physiques. Ça brouille les notions de consentement, ainsi que les bases même du respect.

    Un corps nu n’est jamais synonyme de sexualité, ni de consentement. »
    #jesuisindestructible #stopcultureduviol #endrapeculture #slutshaming #instaart
    https://www.instagram.com/p/BnkXblUjMa5/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=h7brx0pou7vk

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  1. Et là, t’arrive à ce moment où ton corps en entier est engourdi. Body high qu’on l’appelle. Par contre y’a l’tourbillon dans ta tête aussi. lui, y’est loin d’être engourdi. y part de tout les bords. t’analyses, tu penses,t’imagine… t’arrête pu. Mais comment c’est possible de penser à autant de choses en même temps? Comment j’fais pour arrêter ça? J’ÉTOUFFE. enlever moi ça, j’suis à bout. j’en ai plus besoin, faite un échange. n’importe quoi. y doivent pas toute être comme ça hein, non? Si oui, steplais dis moi comment j’fais pour lâcher prise, pour faire taire ma tête et mon coeur qui veulent juste exploser. Faut juste j’me frost encore plus. jusqu’à temps d’avoir pu d’sons pu d’images. rien pentoute. Ressentir fuck all. j’penserai pu au tourbillon dans ma tête. Wait… Mais s’tu vraiment mieux? j’veux dire… c’est quoi le pire, qu’ca arrête pas de tourner ou que ça tourne pas pentoute? Y’a rien de pire que de se sentir vide, de pas pouvoir dire s’que tu r’sens en dedans parce que justement tu ressens rien. tant qu’à y’être, j’aime mieux être en beau criss. Ou tellement avoir de peine que mon coeur explose à chaque respire. c’tau moins des preuves que t’es en vie, qu’tes pas ailleurs qu’ici. t’es intense ma vieille, apprend à vivre avec ouben tu y’arrivera juste pas. Si les émotions nous font sentir vivant, alors dis moi comment j’fais pour pas qu’mes pensées dérapent à chaque fois? j’suis ben consciente qui faut qu’ca sorte, mais écoute ben. p’tete qu’ca t’fais du bien su l’moment, mais moi y reviennent, y me hante… ça frappe n’importe quand, quand tu t’y attend le moins la plupart du temps. Ben oui ça part, parfois. mais jamais pour longtemps. c’est des démons qui te collent dessus comme des sangsues.Un texte que j'ai écrit alors que je venais juste de recevoir le verdict du procès de mon agresseur; qui était aussi mon demi frère.


    Je suis aujourd'hui intervenante au centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.

    Je suis forte, je suis INDESTRUCTIBLE.

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    Connaissez-vous PLURI / @plurinitiative ? Une initiative située à #MTL qui prend à cœur l’inclusivité et la sécurité sur les dancefloors! ON LES AIME!
    -> Quels bars ou festivals aimeriez-vous voir plus safe?
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    #pluri #mtlmoments #mtlbars #bars #safespace #safe #security #endrapeculture #stoprape #stopcultureduviol #moiaussi #metoo #supportsurvivors #supportsurvivorsofsexualabuse #standup #enough #inclusivity #ensemble #educate #saferbars #saferplace #jsi #jesuisindestructible #indestructible #etmaintenant (à Montreal, Quebec)

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    Pensée du jour via @recipesforselflove 💡
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    #selflove #selfcare #care #courage #jesuisindestructible #jsi #jsiqc #cultureduviol #rapevictim #rapesurvivor #rapeculture #stopcultureduviol #etmaintenant #metoo #moiaussi #mtlmoments #endrapeculture #stoprape #enough #stronger

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  1. Témoignage - Je ne serais pas repartie seule avec ma honte

    Il y a de ça un an je perdais mon père d'un cancer du poumon stade 4… J'oscillais entre espoir et tourmente, dépression tristesse et regain d'énergie … Parallèlement j'ai commencé à travailler sur un tournage France trois (je suis intermittente), sur ce tournage je me suis lié d'amitié avec un collègue … Il était drôle et je le trouvais extrêmement magnétique … Très vite il m'a fait savoir par texto qu'il voulait aller plus loin avec moi … mais pas de relation sérieuse… J'étais mariée mais cette séduction était intense, ça me faisait du bien et on était très complice tous les deux… il savait pour mon père mais ne m'en parlais jamais…

    Un jour, une fois que le tournage était terminé et que nous avions prévu de nous voir pour avoir une première relation sexuelle, ma mère m'a annoncé que l'état de santé de mon père s'était dégradé fortement, j'ai alors pris la décision de ne pas voir cet homme… je sentais que j'allais perdre pied que ce n'était pas le moment… je lui ai dit par texto… il a été très doux et compréhensif il m'a mise en confiance “ prends les mains tendues si besoin ” cette phrase restera gravée…

    Il m'a laissé tranquille une semaine puis est revenu à la charge voyant que je ne revenais pas vers lui sans doute… lorsqu'il est revenu on venait de m'annoncer que mon père vivait ces derniers instants… que ça pourrait mettre quelques jours mais qu'il ne sortirai pas vivant de l'hôpital…

    J’étais confuse… je ne savais plus très bien ce qui se jouait sous mes yeux… et lui me faisait des remarques déplacées par texto sur le sexe…

    Deux jours plus tard, mon père est décédé… sous mes yeux… ce fut le moment le plus difficile de ma vie… il n'y a pas de mots pour décrire ça…

    Le lendemain j'ai cet homme au téléphone durant deux heures et nous sommes d'accord tous les deux sur le fait qu'il ne faut pas passer le cap de la relation sexuelle pour l'instant parce que je suis trop fragile…

    Deux jours plus tard, je suis invitée à un apéro avec l'équipe du film sur lequel j'ai travaillé… je décide d'y aller… il est là lui aussi… nous sommes contents de nous voir on discute toute la soirée et nous changeons d'endroit… dans cet autre bar je ne connais personne et je ne peux plus rentrée chez moi j'ai une heure de route et j'ai trop bu il est 3h du matin, je crois… je lui demande si je peux squatter chez lui il me dit ok… 

    Arrivée chez lui, un ami a lui est là il va dormir là lui aussi d'ailleurs il monte très rapidement se coucher ;

    Nous buvons quelques bières de plus ensemble et il me propose de la cocaïne… j'en prends…

    Je commence à me sentir très défoncé mes yeux se ferment, il me dit alors qu'on va aller se coucher et je lui dis oui je finis ma clope et on y va… il me dit qu'il m'attend au second… je ne comprends pas pourquoi il me laisse seule à ce moment-là…

    Ma cigarette terminée je monte au deuxième… ce n'est pas une chambre mais une mezzanine avec un matelas par terre et son ordinateur dans un coin de la pièce… il est déjà couché, je me couche habillé et me déshabille sous la couette en lui rappelant que nous en avons discuté et qu'on ne peut pas le faire ce soir… il me répond “comment ça on ne peut pas ? il n'y a pas de règles”.

    Nous sommes sous les combles il fait une chaleur monstrueuse nous sommes fin juin et nous avons déjà vu nos corps nus (photo nue a son initiative) je dors donc en culotte…

    A peine allongés mes yeux se ferment mais il se colle contre moi et me dit “ c'est dangereux ça ” je réponds que non c'est pas dangereux qu'on ne fera rien mais il commence à me caresser le haut du corps et à se frotter… il est nu… il m'enlace… j'ai tant besoin de ses bras de son affection je trouve ça agréable mais je sais que si je le laisse trop faire ça va déborder et je ne veux pas de sexe… je lui dit non doucement… je lui dis que je ne peux pas en murmurant… mais il n'écoute pas et continue à essayer de m'exciter… je pense à mon fils, mon mari, mon père… je ne veux pas que ça déborde…

    Je lui explique mais il n'écoute pas et ses étreintes sont passionnées… je suis confuse à ce moment-là je ne sais plus ce que je veux… je me souviens avoir eu une crampe tout d'un coup et que nous nous sommes arrêté… je me suis rallongée une fois la crampe passée sur le côté dos a lui pour dormir mais ses bras me manquaient… je voulais être dans ses bras… alors je me suis retourner pour me jeter dans ses bras mais rebelote… encore une fois je savais que ce n'était pas ce que je voulais… mais c'est comme si j'avais honte de lui refuser ça… j'étais perdue…

    On s'est arrêté parce que je ne voulais pas aller plus loin je me souviens avoir son sexe dans la main et ne pas avoir envie de le caresser du tout et de lui dire une fois de plus je peux pas… je suis désolé je peux pas…

    Il m'a dit “ allé on dort c'est pas grave on dort” je me suis allongée sur le dos… à mon réveil j'ai les mains maintenues… je ne peux plus bouger le haut du corps… je sens le poids de son torse sur mon dos… et son autre main essaie de passer sous ma culotte… je recroqueville les jambes, j'arrive à dégager une main mais c'est la main gauche et il a beaucoup de force je n'arrive pas a retiré la sienne de ma culotte… j'arrive à dégager l'autre main et je suis obligé de m'y mettre à deux mains pour enlever la sienne, à ce moment-là il me dit “il n'y aura pas de pénétration ” et il me met à quatre pattes il me maintien les hanche et me tire en me trainant sur le matelas contre son sexe… j'ai eu une brulure sur le genou parce que mon genou a frotté sur le drap, il a commencé à baisser ma culotte… je me suis fâché et il m'a lâché… il m'a dit “ ouais c'est bon j'en suis à ma 4eme érection ça sert à rien ” je ne comprenais pas ce qu'il se passait… j'ai même pensé à aller dormir sur le canapé mais impossible pour moi de bouger du lit…

    Nous avons fini par nous endormir chacun de notre côté… mais quelques heures plus tard son réveil a sonné il s'est levé et il est sorti de la chambre… je n'étais pas chez moi alors je me suis levé aussi mais vraiment fatigué de la nuit et encore défoncée de la veille… une fois dans la salle de bain je remets mon soutien-gorge et mon chemisier que je ne boutonne pas… il me regarde et remonte se coucher sans un mot… 

    Je ne sais pas très bien ce qui se joue dans ma tête à ce moment précis mais je décide de remonter me coucher moi aussi… je sais que j'ai honte, j'ai peur qu'il me trouve coincée ou qu'il m'en veuille… 

    Une fois couché en soutien-gorge culotte il recommence… je me souviens me dire que ce ne sera que des caresses… il a dégrafé mon soutien-gorge m'a caressé les seins puis le sexe, a retiré ma culotte il y a eu un doigté et très vite j'ai senti que ce n'était plus ses doigts… il me maintenait le bassin… il s'est mis derrière moi et m'a dit…“. Tu saignes ” mais il ne s'est pas arrêté pour autant… pendant le rapport alors qu'il y avait du sang partout il s'est retiré pour frotter son sexe sur mes fesses… puis il a repris les va et viens comme si de rien n'était… il m'a ensuite réclamé une fellation… je n'ai pas répondu et ça ne s'est pas passé… une fois terminer il s'est retiré je me suis retournée et j'ai vu son sexe plein de sang… c'est l'image qui m'a hanté le plus…  

    Carré Soleil Soleil Pour Rond De Femmes Décoration Saint LLZTYJ Lunettes Lunettes De Polarisées Femmes Valentin Cadeaux Soleil V Visage Lunettes De Pour Visage Purple Il est parti se doucher sans un mot sans un regard… rien… mon entrejambe était pleine de sang… j'avais honte… mais très vite ça a disparu… pour ne laisser place qu'au vide… plus de ressenti… plus envie de parler… je me suis rhabillé après la douche et j'ai constaté que ma culotte était arrachée sur les coté… 

    Il m'a laissé sans nouvelles pendant deux mois… quand il est revenu j'y suis retourner… comme pour justifier cette malsainité… convaincue qu'il se passait quelque chose de spécial entre nous… qu'il fallait qu'on en parle… que je comprenne son comportement… 

    En réalité je ne constate les dégâts qu'un an plus tard après une relation d'emprise de presque 6 mois… nous avons eu 3 rapports consentis après cette nuit-là… des rapports où d'autres abus ont été commis… mais que je ne m'avoue qu'à moitié puisque j'y ai participé…

    J’ai coupé les ponts après un déclic… un manque de respect de plus… celui de trop… et j'ai porté plainte… je suis indestructible… peu importe l'aboutissement ou non… j'aurai au moins essayé… je ne serai pas repartie seule tête baissée avec ma honte… la culpabilité doit changer de camp…

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    On aime ABSOLUMENT tout de l’illustratrice/autrice @melodievachonboucher ! ❤️
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    #melodievachonboucher #illustratrice #art #artistsoninstagram #autrice #mtlmoments #jesuisindestructible #jsi #jsiqc #noncestnon #sansouicestnon #nomeansno #rapevictim #rapeculture #rapesurvivor #cultureduviol #stopcultureduviol #endrapeculture #etmaintenant #metoo #moiaussi #stronger #care #selfcare #selflove #quotes (à Montreal, Quebec)

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    Connaissez-vous @sabootattoos ? Une artiste tattoueuse et survivante d’agression sexuelle organise une journée de flash où 100% des profits seront remis au CVASM / Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal. En plus d’avoir un magnifique talent, elle possède aussi un coeur grand comme l’univers. Bravo pour cette inspirante initiative! #Soyonssolidairesdespersonnessurvivantes #supportsurvivors #jesuisindestructible #care #etmaintenant #mtlmoments #jsi #jsiqc #metoo #moiaussi #endrapeculture #stopcultureduviol #strong #together #ensemble #ensemblebrisonsleschainesdusilence #rape #rapevictim #rapeculture #cultureduviol #arttherapy #healing (à Montreal, Quebec)

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    💕 « Take care of each other » Pensée du jour via @ambivalentlyyours 💕
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    Tous les vendredis, @bibleurbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d'en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d'être dans sa peau, l'espace d'un instant. Cette semaine, c’est Tanya (@tanya__sj )de notre équipe, qui s’est prêté au jeu!

    «Je suis indestructible, ce n’est pas moi ni notre équipe… Ce sont des milliers de personnes qui ne se connaissent pas, mais qui portent le même combat. «C’est un levier incroyable que celui de comprendre qu’on reprend un pouvoir sur nos histoires, d’avoir le droit de se dire indestructible, malgré toute la douleur, la colère, la honte et le silence. Parce qu’ensemble, nos histoires ont de la valeur.» Pour lire la suite, lien dans notre bio! 💛
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    #feminist #feministe #rapesurvivor #survivante #stopcultureduviol #cultureduviol #metoo #moiaussi #etmaintenant #mtl #mtlmoments #bibleurbaine #jsi #jsiqc #jesuisindestructible (à Montreal, Quebec)

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  1. Fait que, j'te criais dessus. Pis ton fils était là. T'aurais dû voir ses yeux. Ayoye! Il te détestait. C'était magique comme moment! Osti qu’t'étais p'tit dans tes shorts avec ton crachat de mots d'excuses et de bégaiements qui m'donnait envie de t‘vomir dessus.

    C'est fou pareil, presqu'une décennie après, t'as encore une aussi grande prise sur mes nuits que ce soir-là. C'est fort sérieux, congrats’!

    Tk, j'voulais te remercier. Parce que grâce à toi, j'ai été  triste une grande partie de ma vie, et je me suis mise à écrire. Sur mes bras aec un couteau ou dans un cahier aec des crayons, whatever. En plus, j'ai entendu dire que les gens brisés faisaient de bons artistes. Merci d'être passé dans ma vie, tu m'as donné des perspectives d'avenir incroyables, wow!

    Parfois j'ferme les yeux pis j'pense à toi. J'te vois dans les dernières pages du journal. Oui oui, la page des décès, drette ça! Osti tu devrais voir le sourire qu'ça m'met dans 'face, c'est pas croyable!

    Oh… c'était méchant ça, hein? Excuse-moi . J'devrais pas être mauvaise comme ça avec toi. Tu es une bonne personne après tout. En plus de m'offrir des voyages et des cadeaux, tu m'as fait vivre mes premières expériences dans un lieu “sécuritaire” en ayant la décence de me demander si j'aimais ça. Pis la Cour t'a laissé en liberté.

    Ça c'est une maudite bonne preuve : criss t'es nice!

    Tk, j'me d'mande si tu penses à moi autant qu'moi j'le fais. Est-ce que tu stalkes mon Facebook parfois? Comment tu me trouves maintenant? Est-ce que je suis une belle femme? Ah! Ben non, c'est vrai, je suis  idiote! C'est les FILLETTES que tu trouves jolies! My bad, sorry!

    Bref, on s'voit la nuit prochaine. Bye là, à bientôt.

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  1. 2017. J'ai 18 ans. Je viens à peine de les franchir. Une personne de mon entourage, dont je suis très proche et dont je gardais parfois ses filles, m'invite  à un party de fête de quelqu'un qu'elle connaît. J'accepte, ça va être cool. On allait aller en boîte de nuit, ça allait être la première fois que je sortais, pour mes 18 ans.


    Nous sommes tous là. On danse sur le rythme de la musique, moi y comprise. On s'arrête parfois pour prendre quelques gorgées de notre drink.


    Pendant que je me déhanchais et que j'avais du fun, un ami de la personne dont je suis proche, soit celle qui m'a invité, ( Pas le fêter, un autre) s'approche de moi.


    Plus la soirée avance, plus il s'approche de moi. Je ressens un malaise, il est trop près. Mais je ne dis rien.


    Il est devenu encore plus insistant et déplacé. Et sa main est descendu là où je ne voulais pas. Je ne m'y attendais pas. Je n'ai rien dit. Je ne savais pas comment réagir. Je n'étais pas capable de dire non, effrayé de dire ce que je pensais.


    Un peu plus tard, dans la soirée, il m'a embrassé, par surprise. Je n'ai rien dit. Je n'en était pas capable. Je suis choqué. Je ne  comprends pas trop pourquoi s'est arrivé.


    La soirée terminée, j'en parle à la mère des deux enfants que je garde, parce que c'est son ami. Elle va lui dire et j'entends, moi dans la chambre, qu'il n'a pas fait ça. Peut-être était-il trop soûl pour s'en souvenir? Mais en même temps, comment tu ne peux pas t'en rendre compte, même sous l'effet de l'alcool?


    Quelques jours plus tard, j'écris à une amie mon malaise et mon sentiment par rapport à tout ça.


    J'ai envie d'en parler à ma mère, mais je ne le fais pas, de peur qu'elle ne veut plus que je vois ou sorte avec la personne, la mère des deux enfants, avec qui je suis proche. Mais aussi parce que c'est malaisant et honteux.


    J'y pense encore parfois, et je mets cet événement hors de mes pensées. Je le laisse dans l'oubli, bien enfoui.


    Le souvenir émerge parfois, mais sans plus. Dans ma tête, c'était normal d'avoir vécu ça. Je ne comprenais pas vraiment. Je ne savais même pas si c'était une agression ou non.


    Encore en 2017. J'étudie en techniques d'éducation à l'enfance, au cégep et dans mon cours de psychologie de l'enfant 0 à 5 ans, nous parlons de sexualité et de prévention des abus. Je ressens un malaise à l'intérieur de moi. C'est le souvenir qui émerge, un flashback de ce qui c'était passé en 2017, en boîte de nuit. Je revois la scène dans ma tête. Je n'étais pas à l'aise de parler de ce sujet dans mon cours, non pas parce que ça m'offusque, mais parce que je ressens un mal face à l'événement survenue presque un an plus tôt. On dirait que mon esprit réalise tranquillement que c'était peut-être une agression sexuelle. Mais je n'en suis pas sûre.


    J'enfoui encore ce sentiment de mal être, et le met dans l'oubli.


    Quelques semaines après ce cours, je revis une situation similaire, en allant rencontrer une personne, un homme, dans le simple but de faire connaissance. Il a su m'amadouer et m'attraper. Lui voulait des relations sexuelles, pas moi. C’était une personnalité connu, du genre Youtuber (personne qui fait des vidéos sur youtube), un conférencier et un coach et qui a déjà travailler en politique. À la suite d’un «j’aime» sur une de ses vidéos de fin d’année à l’allure humoristique, celui-ci m’a fait une demande d’amis Facebook. Habituellement, je n’ajoute pas de total inconnu sur Facebook, mais puisque j’avais une amie en commun avec lui, je me disais que je ne risquais rien. Il m’a ensuite envoyé un message me remerciant d’avoir aimé sa vidéo et qu’il m’a ajouté parce qu’il me trouvait jolie et parce que, évidemment, il voulait apprendre à me connaître. Je capotais à ce moment là, parce que, pour moi, c’était le gars qui fait des vidéos! Je l’admirais!


    Donc, il est venu me chercher en voiture et nous sommes allés manger au Macdonald. Puis après, il m’a demandé si je voulais aller chez lui, et j’ai dit oui. Malheureusement. Il m’a alors proposé de la bière, mais j’ai dit que je n’aimais pas ça, en raison de son goût trop corsé. Tout de même insistant pour que j’y goûte, j’y ai pris une minime gorgée. C’est vrai, elle était beaucoup moins forte que les autres, mais je n’aimais tout de même aucunement son goût. C’est alors qu’il m’a fait un drink, du genre avec une boisson alcoolisée forte et du jus, style Minute Maid. Pis ça goûtait bien franchement juste le jus!


    C’est à ce moment que j’ai commencé à être plus alerte. Je me doutais bien que l’alcool désinhibe, alors je me suis dit que c’était peut-être son plan. C’est pour cela que j’ai bu, oui, mais que quelques gorgées ici et là, pour être bien alerte. Nous sommes allés sur son lit, puis nous nous sommes mis un film sur Netflix. Oui, nous étions collés l’un de l’autre, durant le visionnement, mais sans plus. C’était ma seule limite. Et, à la fin du film, celui m’a regardé et m’a embrassé fougueusement, totalement par surprise. Au moment où lui, cet homme, voulait qu’un rapport sexuel se produise, au moment de baisser mon pantalon, je lui est dit : «Euh, c’est que j’ai pas ma patch contraceptive sur moi» et de lui de me répondre «C’est pas grave, j’ai des condoms» et moi de répondre «T’es sûr» au moins 3 fois, un peu hésitante. Je ne m’attendais pas à avoir des relations sexuelles ce soir là, d’autant plus que ce n’est pas du tout mon genre d’avoir des relations sexuelles avec un homme la première fois que l’on se rencontre, mais aussi parce que c’était ma première fois et que je ne savais pas comment réagir. (Et je m’étais fiée à une de ses vidéos sur YouTube, nommée «Tindredi» Vin + Tinder où il disait que coucher avec la fille le premier soir, ce n’était vraiment pas son genre. Bullshit!



    Donc, malheureusement, nous l’avons fait.  Et je me souviens que j’étais raide et crispée, premièrement parce que j’avais mal et deuxièmement parce que j’étais énormément stressée. Et au moment de la pénétration, il m’a dit une phrase du genre : «Ne contracte pas tes muscles, détend-toi». Je tiens à préciser que ce ne sont pas les mots exacts qu’il m’a prononcé, parce que je ne m’en souviens plus, mais c’était une phrase du genre. Je lui ai alors répondu que c’était parce que j’étais stressée. J’étais très ambivalente à ce moment là, vis à vis mon agresseur, je passais de malaise profond à l’intérieur de moi à un sentiment d’amour envers lui. Même qu’à un moment, je lui ait demandé si on sortait ensemble, parce que je croyais que c’était de l’amour. Parce que pour moi, «faire l’amour» avec quelqu’un, ça signifie que nous aimons cette personne. Quand il m’a répondu que non, il était trop tôt, j’ai compris qu’il m’utilisait, comme une vraie poupée, un vraie viande, pour combler ses désirs sexuels. Je ne serais comment l’expliquer, mais tout ce que je peux dire et sait, c’est que ce n’était pas un consentement libre et éclairé. Puis, plus tard dans la nuit, je suis allée me rhabiller, parce que je ressentais un mal être à l’intérieur de moi. Totalement étonné, il me demande pourquoi je m’habille. Je lui répond alors que c’est parce que j’ai froid. Mais c’était faux! C’est parce que je ne voulais pas! Je ne voulais plus! Mais j’avais trop peur de lui dire non, parce que j’étais gênée et que j’ai beaucoup de difficulté à m’affirmer face à de purs inconnus. Vous imaginez la suite? Et oui. Une autre relation sexuelle, vraiment pas désirée. Parce que monsieur est beaucoup trop aveugle pour remarquer qu’une femme qui s’habille de tous ses vêtements, veut dire que ça lui tente pas tant que ça. Et je me souviens qu’au moment de dormir, je n’arrivais pas à dormir, donc il m’a donné de la mélatonine. Et lui faisant confiance, je n’ai pas regardé ce qu’il m’a donné, parce qu’on était dans sa chambre, au plein crépuscule du soir. Je ne crois sérieusement pas qu’il m’a donné de la drogue, mais habituellement, quand je suis anxieuse, je n’arrive pas à dormir, mais là, je me suis endormie. L’alcool en  plus des médicaments, ce n’est pas un très beau mélange. Et replacer en ordre chronologique le avant et après l’endormissement m’est difficile. Je ne me souviens plus si, lorsque je me suis habillée, nous l’avons refais tout de suite après ou si je me suis endormie habillée et qu’en suite ça s’est passé ou bien si on l’a refait et je me suis ensuite encore une fois rhabiller pour dormir. Puis, un de ses comportements que j’ai trouvé bizarre lors de l’acte sexuel, c’est qu’à un moment donné, celui-ci m’a tendu mon verre d’alcool pour que je prenne une gorgée. Si j’ai envie de boire, ne vais-je pas prendre mon verre moi-même? Étrange. Cela me laisse persuader qu’il savait ce qu’il faisait. Et, au tout début, quand je lui est dit «Euh, j’ai pas ma patch contraceptive sur moi», pour moi, ça voulait dire «non» , mais évidemment très explicitement. Mais de lui de dire «C’est pas grave, j’ai des condoms». Ah oui? Parce que c’est toi qui décide ce que tu fais avec mon corps? Et ben! Aussi, il m’avait demandé de faire quelque chose une deuxième fois, mais cette fois là, j’ai refusé. Un peu plus tard dans la soirée, il me l’a redemandé et puisque que j’avais déjà dit non précédemment, je me suis dit que je ne pouvais pas dire non encore une fois, puisque je lui avais refusé la seconde fois. J’avais peur de dire non, encore une fois. Donc il a eu ce qu’il voulait.


    Puis, même si j’étais ambivalente envers mon agresseur, parce que je l’admirais en tant que personnalité publique, je sais que cette relation n’était pas voulu. Et j’en ai extrêmement souffert par la suite.


    Et quand je lui est dit ma façon de penser et s’est dit désolé d’apprendre ça et que si j’avais dit non, il aurait arrêté. Il était désolé que je pense ça de lui. Et non, il ne s’est même pas rendu compte de ce qu’il faisait. Pourtant, j’ai laissé des signes.

    ….


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    J'ai donc donné un consentement non éclairé, je ne savais pas comment réagir, comme lors de ma première agression, un an plus tôt.


    Je suis incapable de dire non à une personne que je ne connais pas, voir à quelqu'un que je vois pour la première fois


    Je paralyse, incapable de tenir mon bout et de m'affirmer.

    J'ai laissé des signes que je ne voulais pas. Pourtant, je n'ai rien dit et j'ai laissé croire que je désirais que ça se passe


    Je ressens des sentiments ambivalents envers mon agresseur. Ce qui n'empêche de parler. D'en parler.


    L'insomnie commence, suivi d'une perte d'appétit, de maux de coeur, de maux de ventre, de pleurs à grosses crises de larmes, d'anxiété, de cauchemars. D'irritabilité envers moi-même et les autres. Je deviens hypervigilante et j’ai des flashbacks à profusion.


    Je frappe dans mon lit, je donnes des coups de pieds et je donne des coups sur le coussin, sur mon lit, en pensant à mon agresseur.


    Pendant quelques minutes, je n'ai plus envie d'exister. Je me demande c'est quoi ma vie. Est-ce que c'était vraiment ça?


    Pour une des rares fois, j'essaie de me raisonner, en me disant que j'ai vécu quelques choses de difficile.


    Je me raisonne, je me parle et je prend de grandes respirations. J'ai réussi à contrer cette idée de ne plus avoir envie de rester en vie. Tout ça, parce que je me suis raisonnée à propos de l'événement.


    Un peu plus tard, je me fais de petits bobos sur les bras. Rien de grave. Juste un petit peu, parce que je m'en voulais, parce que je me blâmais d'avoir vécu ça, parce que, dans ma tête, c'est de ma faute et c'est ça que je vaux.


    Je m'étais sentie, en tant que femme, brimée. Pendant un instant, je ne savais plus comment m'approprier mon corps.


    Je m'étais sentie et trouvée réduite à un objet sexuel. C'est comme ça que je me sentais. Parce que je suis une femme, on a le droit de m'utiliser.


    Puis un jour, je mets tout ça de côté et je reprend ma vie en main, en faisant des choses qui me procurent bien-être. Du self-care tout craché. Je recommence mes activités quotidiennes.


    J'ai honte, je ressens de la culpabilité. Je ne veux plus en parler. Je dois passer à autre chose si je veux avancer.


    Fin janvier 2018. J'ai un intervenant à l'école qui me suit depuis la fin de ma première session de cégep. Il est également sexologue.


    Ayant bonne confiance envers lui et sachant qu'il a des études en sexologie, je me dis que c'est la bonne personne à qui en parler.


    N'ayant pas le temps de discuter de cet événement, j'ai dit que je lui enverrai un courriel pour lui expliquer. Je lui dit également, avant tout cela, que ça ne sert à rien d'en parler, que j'ai passé à autre chose et qu'anyway, il y en pour qui c'est pire.


    Voyant que je banalisais la situation, il m'a indiqué qu'on ne peut pas faire de comparaisons dans ce genre de situation. L'important, m'a t-il, dit, c'est comment MOI je me suis sentie dans tout ça.


    Il m'a donné un guide d'information à l'intention des victimes d'agressions sexuelle. Je l'ai lu en profondeur et j'ai pu normaliser mes émotions et mes sentiments. Je n'étais pas folle et j'étais normale.


    J'ai décidé de lui écrire brièvement mon agression lorsque j'avais 18 ans. Car en lisant dans le guide d'information, j'ai compris et réalisé que c'était bel et bien une agression. Après un an, j'ai décidé d'en parler, de cette première agression sexuelle, au bar.


    Grâce à cette  intervention à mon cégep, j’ai présentement l’aide du merveilleuse travailleuse sociale d’un centre désigné. Les symptômes se sont atténués un peu en l’espace de 5 mois, mais je continue encore de me battre contre ces flashbacks et autres symptômes, même s’ils ont diminué.


    J’ai maintenant 19 ans.


    Je voulais porter plainte, mais je ne suis pas encore sûre. Parce que le processus m’effraie et aussi parce que cette zone grise qu’est ma seconde agression, en plus de mon ambivalence que j’avais auparavant envers lui, me font sentir terriblement coupable et donc j’ai peur de ne pas être cru. Et il y a  beaucoup de personnes dans mon entourage qui ne m’ont pas cru, tout comme beaucoup m’ont cru.

    Parler aide à diminuer les conséquences plus rapidement. En parler peut aider.

    Si je vous parle de ces deux agressions, c'est pour conscientiser les gens. Que tu sois un enfant, un adolescent ou une adolescente, une adulte, une femme ou un homme ou bien une personne âgée, ça peut t'arriver. Ça peut arriver à TOUT le monde. Même quand tu penses que c'est impossible que ça t'arrives. Pensez-vous que j'ai cru que ça m'arriverait, à moi? Pas du tout.

    L'agression sexuelle est un crime qui est soutenu, en partie, par la loi du silence. Et moi j'en parle et j'en fais ce témoignage pour briser ce silence qui ne devrait pas régner. Et en soutient à toutes les femmes (hommes) qui ont déjà vécu une quelconque forme d'agressions.

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    Hier, Tanya de notre équipe a eu l’immense privilège d’aller à la rencontre de personnes géantes!
    Dans le cadre de la semaine nationale de sensibilisation aux victimes et survivant.es d’actes criminels, le CAVAC a invité Je suis indestructible à offrir une conférence sur le thème «transformer la culture ensemble». Tanya a donc parlé des bienfaits de se libérer par la parole, de témoigner et de prendre part à un changement social pendant une bonne trentaine de minutes. Plus de 60 personnes y ont assisté, la plupart d’entre elles sont des victimes d’acte criminel.
    La présentation s’est terminée avec une activité qui demandait aux participant.es d’écrire sur un carton une citation, un dessin, un poème, peut importe ce qui les libérait de façon exutoire. Ça été un succès, tellement qu’une jeune femme a proposé que l’expérience soit immortalisée avec une photo!
    La voici! <3
    Un énorme MERCI à toute l’équipe du CAVAC pour l’organisation de cette après-midi forte en émotions! Ce fut enrichissant mais avant tout nécessaire.
    À ces nouvelles personnes rencontrées, n’oubliez pas : vous êtes indestructibles! Nous sommes indestructibles… Nous sommes légion! 💛

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  1. En avril 1998, j’avais 13 ans et j'habitais la ville de Jonquière. Pendant que dans le monde entier on vivait l'avènement de l'Internet et l'effervescence du décompte vers l'an 2000, je vivais dans mon coin le début de ma puberté et de mon exploration de la question de mon orientation sexuelle. Pour le jeune ado gay isolé de région que j'étais, Internet était fantastique avec son anonymat pour explorer et découvrir ce que je ne pouvais pas (encore) considérer vivre au grand jour.

    C'est en utilisant mIRC pour chatter avec d'autres homosexuels de ma région natale que j'ai alors – en complète ignorance de ce que représente la sexualité active – tombé dans un nid de cyberprédateurs.

    J'ai eu plusieurs discussions avec des cyberprédateurs dès ce mois d'avril 1998, sans grande méfiance de ces “inconnus” virtuels en qui je me reconnaissais d'avance. Un des premiers qui a attiré mon attention davantage que les autres avait le pseudonyme de BoMec. C'était un ambulancier de 32 ans qui vivait pas trop loin de chez nous.

    BoMec m'amadoue au fil de plusieurs discussions et m'invite finalement, après quelques jours, à nous rencontrer chez lui une première fois.

    Sans désirer entrer dans les détails de cette rencontre, je peux dire que dès ce moment, BoMec s'est avéré être un fin manipulateur. Il s'assure d'abord de gagner mon intérêt et ma confiance assez pour que je promette ne rien dire de notre rencontre. Il insiste plus on parle sur le fait que je suis “mature pour mon âge” selon lui.

    C'est le fun se faire dire qu'on est mature par un adulte, quand on est jeune et qu'on a une piètre estime de nous-mêmes. Surtout si en général on se sent peu écouté et apprécié par les autres gens de notre âge. On veut le croire, ce qu'il nous dit, cet adulte-là!

    Le truc c'est que lui te dit ça pour mieux te faire “accepter” de faire (et de te faire faire) des choses sexuelles auxquelles tu n'es pas dans la capacité de consentir. Et sans que tu ne le sache, un terrain fertile pour une fausse relation “d’égal à égal” s'installe.

    Ça aurait pu s'arrêter à cette rencontre, comme bien d'autres qu'il a rencontrés à la même époque. Ça aurait limité les dégâts, certainement. Mais non, la manipulation m'a fait rencontrer cet homme à de multiples reprises, pendant des mois, générant un stress épouvantable à chaque fois que je mentais à mes parents pour ne pas dévoiler ce qui était en train de se passer sous leur radar.

    Un pattern s'installe…

    Profitant de mon innocence et de vulnérabilités déjà présentes en moi issues d'autres traumas survenus dans la petite enfance (que j'aime mieux éviter ici), BoMec a installé dans ma tête une façon de voir la sexualité et les relations en me traitant toutefois davantage comme sa petite pute que comme son égal. Tout dans ce genre de relation, aussi courte soit-elle, conspire d'inégalité de pouvoir, de maturité et d'expérience.

    C'est certain que c'était hautement malsain pour moi, mais je ne le voyais pas. Laissant BoMec de côté après plusieurs mois à stresser que mes parents découvrent mes mensonges, il me fait une crise virtuelle où il me reproche “de m'avoir appris pleins de choses et maintenant de ne plus avoir besoin de lui”. Dans le fond, c'était ça, pour lui : je l'utilisais et c'était LUI ma victime, pas l'inverse.

    Autant un agresseur a des distorsions cognitives qu'il t'en inflige. Les siennes étant été particulièrement rigides, les miennes ont été à leur image. C'est ainsi que le problème que je cachais, en cachant tout ça, c'était plus que j'avais “accepté” (pas consenti) à des relations homosexuelles. Ça c'était le big deal. L'écart d'âge? Nah. J'étais semble-t-il assez fort pour gérer ça. J'étais très mature pour mon âge, ça l'air.

    J'ai quand même décidé de “rompre” le lien avec BoMec, après un certain temps, parce que c'était devenu anxiogène avec mes parents. Une fois, je suis revenu de chez BoMec après mon heure habituelle de coucher (21h30) de l'époque et j'ai eu droit à un interrogatoire tellement pénible que je croyais que j'allais tout dire.

    J'aurais crissement dû. Mais non. Je ne pouvais pas lancer, comme ça, à mes parents qui me crient après, que j'ai laissé un monsieur de leur âge que j'ai rencontré sur le web, me sucer et m'embrasser dans son appartement. Je voulais pas qu'ils me privent de sortie, me pensent malade mental ou me coupent Internet.

    Dans tous les cas, ce serait MOI le problème. Pas BoMec. Pourtant, c'était lui. Et même si je n'allais le revoir que quelques fois en grandissant, le mal était déjà fait. Ces quelques mois auront fait de moi un ado de 13 ans qui s'auto-exploite sexuellement. Par le web.

    C'est ainsi que, peu à peu, je suis devenu mon propre proxénète, récoltant de l'attention éphémère et centrée sur mes attributs physiques, ne pouvant jamais avoir assez de cette attention qui soulageait mon anxiété déjà chronique. Je devais rencontrer d'autres hommes et renouveler ces sensations.

    Multipliant les rencontres avec de nombreux autres prédateurs sexuels dès ce moment, je ne pourrais pas dire à ce jour combien d'hommes majeurs m'ont passé dessus avant l'âge de 16 ans. Déjà, à cet âge mythique où on vit supposément les plus belles amours naïves, j'étais déjà bon pour la “scrap” amoureusement parlant.

    C'est ainsi que mon développement affectif a “bloqué” et ma sexualité, elle, s'est mise à “spinner”, à prendre toute la place en dedans et dehors.

    L'abcès enfle…

    À 19 ans, une crise identitaire et existentielle se profile de manière de plus en plus claire. Avant que cette crise n'éclate, je sentais ne plus pouvoir retenir le bouillonnement en dedans de moi. C'est en déménageant à Montréal, en 2004, que ça a éclaté.

    J'avais commencé à me prostituer au Saguenay et à Montréal je pourrais essayer de faire de la porn pour faire de l'argent facile. Je financerais ainsi mon premier album musical et m'affranchirais de mon mal-être intérieur en atteignant un succès dont le fantasme n'était, parfois, qu'une raison parmi d'autres de continuer la route. J'essayais de me convaincre que j'avais un destin spécial. Que j'étais spécial. Que je devais souffrir puis me libérer. Et ensuite je vivrais le succès mérité.

    Pourquoi tout ça me tombait dessus? Ça devait venir de dettes du karma. Toutes les élucubrations aussi ésotériques que possible et trouvables sur Internet étaient bonnes pour continuer, en tant qu'adulte, à m'auto-exploiter, encore et encore, et à ne jamais invalider mes perceptions ainsi que celles des cyberprédateurs que j'avais eu sur ma route.

    Dès le début de ma vie montréalaise, j'enchainai les stratégies pour “réussir ma vie” ce qui multiplia les changements d'emplois, les choix de programmes d'études, la pression financière, les relations tendues, les projets aussitôt débutés aussitôt jetés. Plus la vingtaine avançait et que je voyais mes amis vivre des petits succès “normaux” pour des gens de leur âge, plus je me voyais plonger vers le vide d'une sexualité débridée, obsédante et centrale dans un Ego qui tentait d'éviter l'implosion.

    L'hypersexualité devenait un absolu par lequel tout passait tel un outil de magie noire par lequel je croyais détenir un pouvoir sur moi et le monde. Devenant de plus en plus l'outil de ma propre destruction, j'encensais tout de même la sexualité comme l'Antidote absolu à mon mal-être intérieur. Tous ceux qui pensaient le contraire pouvaient bien aller se faire foutre.

    J'étais dans le NOIR. Le noir m'absorbait. J'étais le noir, de plus en plus. Un petit “quelque chose” dans mon cœur - le peut qui subsistait - commençait toutefois à se demander si quelque chose ne clochait pas.

    L'armure commence à craquer…

    Ayant toujours vu la vie au travers du spectre de traumas relationnels multiples, cela me surprend toujours de penser que j'aie pu, un beau jour du printemps 2005, commencer à me demander, du haut de mes 20 ans et, de surcroît, grâce à Nathalie Simard (WTF!), si “tout ce que je ressentais en moi” ne serait pas explicable par mes traumas.

    Je commençais à faire des fucking liens. À ouvrir la boîte de Pandore en moi. Ça me rendait curieux, mais mon Dieu que j'aurais pu la garder scellée par pur réflexe inconscient de protection. Mon obsession de “vouloir tout comprendre” comme un enfant perdu m'a ainsi permis de mettre pour la première fois face à un miroir les mêmes traumas qui jusqu'alors demeuraient protégés par de puissants mécanismes de défense instaurés par de vicieux manipulateurs.

    Étant de plus en plus en crise permanente, malgré les faits qui émergeaient dans ma tête, l'ajout de faits par-dessus toute cette boule d'émotions et d'histoires traumatiques ne faisait que rendre mes émotions encore plus incompréhensibles. Une minute ça allait, l'autre minute ça n'allait plus. Plus la courbe de rétablissement des faits et des perceptions s'accélérait, plus mon adaptabilité à une nouvelle réalité me faisait défaut.

    Je pensais que j'allais virer fou.

    Je ne comprenais plus le pourquoi du comment, mais je me faisais croire que je comprenais tout vraiment très bien pour ne pas subitement exploser mentalement. À un point tel que mon mental a fini par vouloir “shutter down” autour de l'âge de 24 ans. Ma vie n'était que colère projective et ramassis de réactions à mon flux de pensée et de l'environnement immédiat. Je réagissais à la vie, faute de pouvoir bien comprendre et décortiquer le fardeau que je portais malgré moi

    La bombe à retardement saute!

    En 2007, je vais chercher de l'aide par moi-même, me disant que ça pouvait pas me faire de mal. Je me dirigeai vers une psychologue/sexologue et l'organisme CRIPHASE qui soutient et intervient auprès des hommes abusés sexuellement dans l'enfance. Avec la psy, j'ai exploré et reconstruit mon histoire personnelle. Avec le groupe, j'ai fait face à la réalité de la victimisation. J'ai ainsi entamé un chemin de rétablissement des faits qui m'a permis de questionner ce que je croyais être et savoir sur moi-même.

    J'ai dès lors pu détendre ma personnalité et commencer à voir craquer la surface de ma carapace. Tour à tour, je découvris des schémas d'inadaptation précoces profondément enracinés dans mes traumas. Je découvrais des milliers de croyances, de conditionnements et de façons toxiques d'envisager le monde dans tous les racoins de ma tête. Mais qu'est-ce que j'étais devenu? Étais-je ça? Et quand suis-je devenu comme ça? Qu'est-ce qu'on avait fait de moi? Est-ce que je le méritais? Étais-ce mon karma?

    Tellement de question. Tout ça était trop gros pour une personne. J'aurais pu en finir mille fois, mais je n'ai étrangement jamais eu d'idées suicidaires. Je dis “étrangement” parce que j'aurais eu toutes les raisons de vouloir en finir. Mais non, une flamme au fond de moi, même dans les pires moments, avait quand même du gaz pour brûler un tant soit peu. J'ai pas eu le choix, un moment donné, de me rendre compte que je devais avoir une forme de Foi. Quelque chose de tenace en proportion égale à la force de tous les dix roues qui ont pu me passer dessus dans ma jeune vie.

    J'ai continué de me battre, passant d'une étape à l'autre. La prochaine allait être plus longue que vraiment difficile.

    Polarisées Lunettes Soleil Rond Visage Purple Soleil Femmes De Lunettes Cadeaux LLZTYJ Pour V Pour Saint Femmes Lunettes Carré Décoration De Valentin Soleil De Visage Allons en cour…

    En 2010, je me sentais déjà beaucoup mieux, je vivais un nouveau souffle dans ma vie. Je reprenais le contrôle de ma vie, j'avais des projets, je voyageais et j'avais une relation amoureuse épanouissante pour la première fois de ma vie.

    Pendant ce regain de pouvoir personnel, je décidai que ma démarche devait inclure une poursuite contre le premier cyberprédateur que j'avais rencontré : BoMec. Pas parce que je le détestais ou voulait le faire payer, mais plutôt par principe envers “l'enfant que j'étais”. La force de ce principe n'était sans doute pas étrangère au fait que j'étais nouvellement oncle et parrain des deux garçons de ma sœur. Le sentiment de changer de génération, de devenir plus adulte qu'ado et de tranquillement m'approcher de l'âge du premier agresseur de mon adolescence m'a remis dans la face que NON, un gars de mon âge NE DOIT PAS toucher les mineurs. Et que les mineurs, ça ne consent pas!

    C'est à ce moment où le renversement des distorsions cognitives installées par BoMec sans ma tête en 1998 commençait à se faire assez solide pour que je puisse oser m'imaginer parler à sa face en cour.

    Un bon matin de janvier 2011, je me lève et j'appelle la police de Saguenay et je dis que je veux faire une déposition. Des enquêteurs viennent me rencontrer à Montréal et je leur remet alors un tas de preuves issues de mes archives personnelles numériques et papier.

    Des mois et des mois plus tard, j'apprends que des accusations pourront être portées au criminel envers BoMec, car j'avais assez de preuves pour l'incriminer (merci mIRC et MSN Messenger pour vos précieux logs).

    Avoir des preuves un tant soit peu recevables par la cour, c'était aussi quelque chose qui a grandement influencé ma décision d'y aller pour la déposition. Je comprends que quand c'est ta parole contre celle d'un narcissique fini, tu as probablement plus souvent envie de passer ton tour. C'est pourquoi trop d'agressions demeurent non dénoncées. Et au final, ce n'est pas un dédommagement financier qui peut te motiver à accuser au criminel. Ça, ça se passe au civil.

    Dans la foulée, ma relation amoureuse positive vire au négatif, car “sortir avec une victime”, c'est visiblement pas glamour ni donné à tout le monde d'offrir un soutien inconditionnel à quelqu'un qui a pas choisi cette vie-là. Perdant ainsi le soutien de quelqu'un que j'aimais inconditionnellement et croyait là pour moi, c'est en toute résilience que je décide de continuer de me battre seul.

    En avais-je déjà fait autrement?

    VICTOIRE!

    En décembre 2013, après deux présences en cour, tour à tour avec ma meilleure amie et ma sœur, j'ai appris le verdict du procès : COUPABLE. BoMec a dû faire un gros 240 heures de travaux communautaires et respecter des conditions pas très contraignantes qui sont maintenant levées. Son nom demeure néanmoins au registre des prédateurs sexuels.

    Tant qu'à ça, ils auraient pu l'envoyer dans sa chambre pour réfléchir.

    Devant cette absence de justice réelle qui demeurait toutefois une victoire symbolique pour moi, j'en ai profité pour dire mon point de vue à la télévision locale à Radio-Canada Saguenay en décembre 2013

    Ok c'est juste ça!? Et là, on efface et on recommence?

    C'est ainsi que suite à ce procès, je fais l'erreur qu'on fait tous après ça : on pense que tout est réglé et que notre vie va se RESETTER comme si rien s'était jamais passé.

    Un peu comme Nathalie Simard qui a sorti un disque et s'en allait faire une tournée avant de “backer off” en 2008; jusqu'à 2017 j'avais tassé toute mon histoire dans un coin. C'est normal. On veut avoir droit au bonheur. Mais ça se passe pas pareil pour nous.

    C'est ainsi que les nouveaux problèmes s'accumulent dans cet “aveuglement” post-juridique. Aussi, 10 jours après le verdict en cour, ma meilleure amie d'enfance qui était venue entendre mon témoignage, la première fois que j'ai été en cours, est décédée subitement de complications due à son cancer.

    Mon univers personnel s'est encore effondré.

    J'ai été finalement obligé à me rendre compte de l'évidence, après plusieurs années de spirale descendante post-juridique à m'isoler et à cumuler échecs professionnels et personnels : je n'avais qu'égratigné la surface, pendant ma vingtaine, et n'avait pas vraiment pu jouir d'un réel rétablissement durable. Même si j'avais fait tout ce qu'on m'avait dit, je n'avais pas guéri. J'avais perdu plus que gagné. Mais au moins j'avais évacué une bonne partie de tout ça de mon système. Du moins, c'est ça que je me disais, sans savoir si je verrais un jour la surface.

    RÉENGAGEMENT DANS MA DÉMARCHE

    En février 2017, un violent flashback d'un viol subi à l'été 1998 à 14 ans dans un boisé de Jonquière m'oblige à reprendre tout ça au sérieux. Ça me réveille puissance 1000 et je réalise que je n'en avait pas fini avec le rétablissement des faits et la guérison. Au même moment, je reconsidère les premiers traumas de ma petite enfance avec ma gardienne décédée en 1989 et qui, jusqu'à, croyait blanche comme neige et morte dans la fleur de l'âge. Nope.

    Néanmoins, c'est en remettant TOUT ÇA au centre des problèmes vécus au travers de toutes ces années post-procès, mais en me réappropriant un pouvoir sain sur ma vie, que j'ai remis tout le puzzle en place.

    Le CRIPHASE m'a aidé à nouveau dans ce processus. Le travail se poursuit, mais de nouvelles méthodes me permettre maintenant de sentir une réelle guérison physique. Mon corps intègre tranquillement tout ça, de mieux en mieux. Je suis un homme très différent de ce que j'étais.

    #EtMaintenant?

    Dans la foulée des dernières années et de ces nouveaux développements, j'ai décidé de me réorienter dans le domaine de la cybersécurité et de la cyberenquête à l'École Polytechnique de Montréal. Sans trop y penser, ce choix fait un écho total à mon expérience. Je me vois maintenant mal “ne pas” parler de mon expérience quand mon parcours professionnel futur risque d'être fortement marqué par cette résilience qui m'a depuis toujours animé.

    J'entrevois en 2018 un avenir pour moi… enfin… et un avenir tout court. #MoiAussi a été un catalyseur de ces nouveaux développements dans ma vie qui, depuis un an, me donnent enfin plus de pouvoir sur le cours des choses. Et je crois que ce mouvement est tombé du ciel pour beaucoup de femmes… et d'hommes, je l'espère.

    #EtMaintenant c'est pourquoi je souhaite plus fort que tout de faire de mon expérience en tant que survivant d'abus sexuels dans l'enfance, ma plus grande force voire ma valeur ajoutée plutôt qu'un terrible problème honteux à cacher. Ça ne sera JAMAIS une faiblesse, là où je déciderai d'aller.

    Au contraire, j'en parle de plus en plus ouvertement parce que je veux que tout le monde sache à quel point j'ai été fort, que je le suis encore et que, au fond, comme toutes ces femmes et ces hommes dont les voix s'élèvent depuis l'automne 2017, combien, moi aussi, JE SUIS INDESTRUCTIBLE!

    Michaël G.

    Survivant d'agressions sexuelles multiples

    PS : Vous pouvez m'écrire via mon Tumblr ou un autre site web social, si vous le désirez. Si tu es un homme, surtout, hésite pas. On est pas gros à briser le silence publiquement. Ça me fait plaisir d'échanger avec d'autres gens aux parcours résilients. Tous mes URLs sociaux sont ici : about.me/michael.giguere

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